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il arrive très souvent d’être enceinte et déprimé

Fleur de Bach n° 69 aide à :
  • Rester patient
  • Ne pas laisser les bras si cela ne réussit pas tout de suite
  • Continuer à y croire
  • Ne pas s’aigrir vis-à-vis des autres
  • Empêcher la jalousie vis-à-vis des autres 

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Puisque la dépression durant la grossesse est une menace importante à la santé maternelle et que des données scientifiques de plus en plus nombreuses indiquent qu’elle peut aussi nuire au fœtus et au nourrisson, comment pouvons-nous mieux identifier et traiter cette maladie dans le contexte de nos pratiques cliniques surchargées?

 

Lorsque la dépression est diagnostiquée chez une femme enceinte, comment faut-il la prendre en charge? Les femmes, leur famille et leurs dispensateurs de soins se méfient, bien entendu, des antidépresseurs–en particulier dans le contexte des avertissements, des effets secondaires imprévus, des rappels de médicaments et des révélations de plus en plus nombreuses des répercussions qu’a le financement par des compagnies de produits pharmaceutiques sur les études cliniques publiées, la prescription de médicaments et les opinions d’experts. Il est évident que le soutien du partenaire, du milieu social et de l’environnement, et une psychothérapie cognitive et interpersonnelle, représentent les approches privilégiées, mais elles ne fonctionnement pas pour toutes, surtout si la dépression est grave. Avant de prescrire des médicaments psychotropes, il faut prendre une décision individuelle fondée sur les risques et les bienfaits, en collaboration avec la femme et, s’il y a lieu, sa famille.

 

En bout de ligne, nous ne connaissons pas les effets des antidépresseurs (qui touchent tous le système neurotransmetteur) sur le cerveau fœtal et néonatal qui n’est pas encore à maturité et se développe rapidement. Pourraient-ils causer plus tard des perturbations dans l’humeur ou la cognition? Une approche plus honnête et plus prudente est d’admettre à nous-mêmes et à nos patientes que les réponses définitives sur l’innocuité des antidépresseurs durant la grossesse ne sont pas encore connues mais que la dépression non traitée pose aussi des risques aux mères, aux fœtus et aux nouveau-nés. Si les avantages des antidépresseurs sont évidents pour les femmes enceintes gravement déprimées, les décisions sur les risques et les bienfaits sont bien moins évidentes pour les femmes légèrement dépressives et anxieuses, chez qui les traitements non pharmacologiques devraient être privilégiés.

 

Les médecins prescrivent ou renouvellent souvent l’ordonnance d’antidépresseurs pour les femmes gravement déprimées après avoir discuté des risques de la dépression non traitée par rapport aux risques connus des antidépresseurs. Les médecins de famille qui sont familiers avec ces médicaments et au courant de l’évolution des ouvrages scientifiques devraient se sentir à l’aise d’en faire autant. À la lumière des données actuelles, le risque de complications sérieuses dues aux inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine durant la grossesse semble faible. Un excellent article qui fait autorité indique qu’une exception pourrait s’appliquer en fin de grossesse, une période durant laquelle le traitement devrait être gardé à une dose efficace minimale en raison de la possibilité d’une naissance prématurée et des effets indésirables sur les nouveau-nés.

 

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