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Enceinte et déprimée

Fleur de Bach n° 69 aide à :
  • Rester patient
  • Ne pas laisser les bras si cela ne réussit pas tout de suite
  • Continuer à y croire
  • Ne pas s’aigrir vis-à-vis des autres
  • Empêcher la jalousie vis-à-vis des autres 

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La dépression est une maladie courante, incapacitante et traitable. Comme l’ont démontré de nombreuses études internationales, la dépression est la principale cause d’incapacité chez les femmes âgées de 18 à 44 ans. Le taux d’une prévalence de la dépression au cours des 12 mois antérieurs, enregistré dans l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, est d’environ 4,5% chez l’ensemble des Canadiens de plus de 12 ans. Ce taux est beaucoup plus élevé chez la femme lorsqu’elle est en âge de procréer. L’une des constatations les plus curieuses mais uniformément documentées dans les études épidémiologiques indique que les taux de dépression parmi les garçons et les filles sont à peu près égaux jusqu’à la puberté mais que le taux chez les adolescentes augmente soudainement au double de celui des adolescents. Ce double taux de dépression chez la femme demeure constant jusqu’à la ménopause, puis fléchit graduellement jusqu’à la mort.

 

Étant donné que les taux de dépression sont les plus élevés chez les femmes de 18 à 44 ans, il n’est pas surprenant que la dépression soit courante durant la grossesse et chez les femmes qui viennent d’en vivre une. Que la grossesse augmente la prévalence de la dépression reste à débattre; mais si la prévalence est en accrue, les taux sont probablement légèrement plus élevés que chez les femmes qui ne sont pas enceintes et qui sont d’âge et de situation socioéconomique comparables. Ce qui donne un caractère spécial à la dépression durant et après la grossesse, c’est le contexte dans lequel elle se produit et les effets qu’elle peut avoir chez les femmes, les fœtus, les nourrissons et les familles. Les femmes enceintes et déprimées sont moins enclines à bien manger et dormir, plus portées à négliger leur hygiène personnelle, à fumer et à boire de l’alcool. Elles sont moins susceptibles de se prévaloir de soins prénatals ou de respecter les recommandations du médecin.

En plus de la souffrance personnelle et de l’incapacité, ces femmes sont à risque de se faire du mal ou même, de se suicider. Les corrélations biologiques de la dépression, notamment les taux élevés de cortisol et le déséquilibre de l’axe hypotalamique-pituitaire-adrénalien et des endorphines bêtas, peuvent nuire au fœtus en développement, causant la prématurité, le faible poids à la naissance et une activité et un développement plus lents du fœtus. Les nourrissons des mères déprimées reçoivent parfois des soins physiques et psychologiques sous-optimaux. Les autres enfants et le conjoint peuvent aussi souffrir des effets secondaires de la dépression maternelle.

 

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