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La maltraitance des enfants,un phénomène qui traverse l'histoire

Fleur de Bach n° 79 aide à :
  • Surmonter l’expérience traumatisante
  • Redonner de la confiance en soi
  • Donner une image positive de soi
  • Diminuer les angoisses
  • Avoir de nouveau envie de vivre
  • Apaiser l’humeur
  • Oser à nouveau entrer en contact avec d’autres 

 

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En abordant le sujet de la maltraitance des enfants, une précaution s’impose: il faudra distinguer entre les théories, le regard habituel que pose la société et les pratiques de la population, parfois fort éloignées des principes. Ainsi dès le début, l’Eglise va proclamer le respect de la personne, spécialement les plus faibles. Mais cela n’empêchera pas l’infanticide d’être pratiqué pendant tout l’Ancien Régime;
D’autre part, les intellectuels se pencheront aussi sur le statut de l’enfant et peu à peu se dégagera une pensée positive et valorisante qui ne sera, toutefois, que très lentement relayée dans les faits.

 

Tout d’abord il faut savoir que la maltraitance des enfants n’est en aucun cas un phénomène moderne. Dans l’Antiquité, on connaît le cas célèbre de la cité de Sparte qui, des siècles avant J-C, éliminait ses enfants fragiles ou handicapés en les jetant dans le ravin du Taygète. Rome affirme la toute puissance du Pater Familias sur sa famille et le choix des sanctions et des traitements réservés aux enfants ne dépend que de lui, étant un ancêtre de la maltraitance des enfants.

 

L’arrivée du Christianisme ne change pas directement les faits concernant la maltraitance des enfants. Les grossesses non désirées vont continuer à exister et donc à provoquer des abandons et des maltraitances des enfants. Dès le 4e siècle, des mères noyaient leurs nouveau-nés dans les rivières, les abandonnaient sur les chemins, sur un tas de fumier ou encore les utilisaient en guise d’offrandes religieuses ou rituelles.
Nous pouvons donc constater qu’à cette époque l’infanticide n’est pas inhabituel. On peut dire qu’il s’agissait, vu les conditions du temps, de "méthode anticonceptionnelle"

 

Enfin le 19e siècle voit se répandre l’usage de moyens contraceptifs (la plupart du temps, il s’agit du coït interrompu); les grandes familles diminuent, de même que la mortalité infantile et donc l’attention portée aux enfants augmente et ce qu’on appelait maltraitance des enfants d’autrefois diminue. Mais on sait que cette époque est aussi celle de la question sociale et donc de la mise au travail d’un nombre très élevé d’enfants d’ouvriers, dans des conditions extrêmement dures, voire inhumaines.

 

La tendance à une famille plus réduite se confirme au 20e siècle avec l’apparition de la contraception hormonale; le noyau "papa, maman, 2 enfants, voire un" devient la grande majorité et la maltraitance des enfants diminue encore. L’enfant-roi est proche même si on sait que cela ne l’empêchera pas d’être aussi l’enfant victime. Dans la ligne de l’idée d’une obligation de protéger l’enfant sont apparues différentes réformes comme le retrait progressif du travail des enfants, à partir de la fin du 19e siècle , l’obligation scolaire en 1914 et, en 1959, au niveau international, la déclaration des droits de l’enfant, prolongée en 1989 par la Convention relative aux droits de l’enfant. Pour la première fois, les enfants y sont considérés comme des personnes à part entière de la société et non plus comme de êtres humains "inachevés" et la maltraitance des enfants est punie.

 

Aujourd’hui, la maltraitance des enfants baisse.

 

Jusqu’aux années 70, on estimait que la maltraitance des enfants relevait de la vie privée. Pourtant des recherches affirment que les abus découlent d’un problème structurel lié à la position sociale de l’enfant : pendant longtemps, les jeunes ont été considérés comme un « objet de droit», rendant la maltraitance des enfants impunie. Etant dénommés comme tels, ils étaient également la « propriété » des parents et ces derniers pouvaient s’adonner à la maltraitance des enfants.
Suite à cela, beaucoup de poursuites contre la maltraitance des enfants ont été entamées mais sans grand succès. Le problème majeur était le manque de preuve mais aussi la difficulté à contourner l’autorité paternelle. On sait, par exemple, que cet argument fut utilisé au 19e siècle pour justifier l’impossibilité de légiférer sur le travail des enfants, le père étant seul décideur de la manière d’élever son enfant.

 

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