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Drogue, l’héroine

Fleur de Bach n° 54 aide à :
  • Arrêter la mauvaise habitude de prendre des drogues
  • Changer la façon de vivre
  • Enlever les sentiments de culpabilité
  • Diminuer les angoisses
  • Apporter plus de calme et de paix
  • Etre moins sujets aux sautes d’humeur

 

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La consommation de cette drogue entraîne des risques importants, parfois mortels. Depuis les années 1980, la politique de réduction des risques a permis d'enrayer la contamination par le virus du sida.

 

L’héroïne c’est quoi ?

L'héroïne est un opiacé puissant, obtenu par synthèse à partir de la morphine, extraite du pavot.

 

Ca ressemble à quoi ?

Cette drogue se présente sous la forme d'une poudre ou de granulés à écraser. Longtemps injectée par voie intraveineuse, l'héroïne peut être aussi prisée ou fumée. En France, les pratiques d'injection sont en baisse depuis plusieurs années.

 

Effets et dangers de cette drogue

Cette drogue provoque très rapidement l'apaisement, l'euphorie et une sensation d'extase. Cet effet immédiat de plaisir intense est suivi d'une sensation de somnolence, accompagnée parfois de nausées, de vertiges et d'un ralentissement du rythme cardiaque. La drogue agit ponctuellement comme anxiolytique puissant et comme antidépresseur.

 

Quand l'usage se répète, la tolérance à la drogue s'installe et le plaisir intense des premières consommations diminue. En quelques semaines, le consommateur ressent le besoin d'augmenter la quantité et la fréquence des prises. La vie quotidienne tourne autour de la consommation de la drogue.

 

La dépendance s'installe rapidement dans la majorité des cas. L'héroïnomane oscille alors entre des états de soulagement euphoriques (lorsqu'il est sous l'effet de la drogue) et des états de manque qui provoquent anxiété et agitation. La dépendance à l'héroïne entraîne presque toujours des risques importants de marginalisation sociale.

 

Des troubles apparaissent très vite, dont l'anorexie et l'insomnie.

 

La morphine est le médicament le plus actif contre la douleur. Il arrive que ce médicament soit détourné, avec les mêmes dangers que ceux de l'héroïne. La surdose (ou overdose) à cette drogue provoque une dépression respiratoire souvent mortelle. Généralement provoquée par une consommation importante de produit, elle peut aussi survenir avec des doses relativement faibles, notamment lors d'une reprise de consommation après une période d'abstinence.

 

D'autre part, la pratique de l'injection expose à des infections locales (abcès) lorsqu'une bonne hygiène n'est pas respectée. Surtout, la mise en commun du matériel d'injection et des autres objets de préparation expose à un risque très élevé d'être contaminé par le virus du sida (VIH) ou de l'hépatite C. C'est pour enrayer le phénomène de contamination qu'a été mise en place à partir de 1987 une politique de réduction des risques concernant cette drogue.

 

La réduction des risques, c’est quoi ?

Ce sont des programmes spécifiques mis en place progressivement depuis les années 1980 auprès des usagers de drogue les plus en difficulté dans le but d'éviter la contamination par le virus du sida et par les virus des hépatites B et C.

 

Les mesures spécifiques de la réduction des risques :

*  En 1987, la mise en vente libre des seringues

 

* à partir de 1995, la création de programmes d'échange de seringues (PES)

 

* la diffusion de kits de prévention (trousses contenant deux seringues et du matériel stérile) en pharmacie et dans les PES

 

* l'installation de distributeurs automatiques de kits de prévention

 

* la création de "boutiques" qui offrent un espace de repos, une écoute sans jugement, des services d'hygiène (douches, machines à laver), de la nourriture, orientent vers le soin et les services sociaux et distribuent du matériel d'injection stérile.

 

Ce dispositif de "boutiques", désormais reconnu par la loi de santé publique du 9 août 2004 sous l'appellation de "centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues", vise à maintenir un lien avec un usager, souvent en situation de grande précarité, pour éviter les risques majeurs et orienter vers les services de soins l’utilisateur de drogue.

 

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