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Le divorce des parents est-il source de retards scolaires?

Fleur de Bach n° 57 aide à :
  • Assimiler le traumatisme du divorce
  • Apaiser le chagrin
  • S’adapter plus facilement aux changements
  • Eliminer le sentiment de culpabilité et de responsabilité
  • Tempérer la colère envers les parents
  • Diminuer les angoisses
  • Être plus à l'aise face aux événements

 

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Août 2001 : un article du journal " Le Point " lance le débat. L'auteur se réfère à un livre, " L'après-divorce " écrit par Claude Martin, sociologue et chercheur au CNRS. Celui-ci se base sur des études de psychologues et de sociologues pour affirmer qu'on ne peut établir de liens de causalité entre divorce et résultats scolaires. Selon lui, huit enfants de divorcés sur dix n'ont aucun retard scolaire, un taux en tous points égal à celui des enfants de couples non divorcés.

C'est le milieu socio-culturel d'origine qui est le facteur explicatif des écarts de résultats. En résumé, plus on est riche, mieux on s'en sort.

Cependant l'auteur ne donne pas d'indications sur les méthodes utilisées par ses sources.

 

Mai 2002 : une étude de l'Institut National d'Etudes Démographiques (INED) comble cette dernière lacune. Elle se fonde sur deux études de l'INSEE dont la dernière remonte à 1997, et qui s'appuient sur des échantillons très importants. L'étude est largement évoquée et souvent commentée par la presse quotidienne et hebdomadaire.

 

Quel que soit le milieu social, la rupture du couple parental ou le divorce des parents est associée à un taux de réussite scolaire plus faible chez l'enfant. Le divorce des parents, avant la majorité de l'enfant, réduit la durée de ses études de six mois à plus d'un an en moyenne. L'avantage scolaire lié à une enfance passée dans une famille favorisée du point de vue culturel et social semble fortement amoindri en cas de désunion familiale. Dans ces milieux, si la mère est diplômée du supérieur, les enfants ont très peu de chances d'échouer au bac, mais le taux d'échec double en cas de séparation : 15% au lieu de 7%. Pour l'obtention d'un diplôme du second cycle universitaire, les chances chutent de 45% à 25% si les parents connu le divorce. Pour les enfants d'ouvriers et d'employés divorcés, les chances de réussite sont encore plus faibles.

Cependant Paul Archambault relève que, une fois adulte, les enfants de couples séparés s'insèrent aussi bien que les autres dans la vie professionnelle.

 

Pour Thierry Bloss et Marie Duru-Bellat, professeurs de sociologie aux universités de Provence pour le premier, de Bourgogne pour la seconde, il convient d'être prudent dans l'analyse des chiffres fournis par l'étude. Ce n'est pas le seul traumatisme du divorce qu'il faut incriminer dans le raccourcissement de la durée des études de nombreux enfants de divorcés. Il faut prendre en compte également les incidences économiques de la séparation des parents : la baisse de revenus pour les deux parents est d'environ 30% en moyenne. On peut noter aussi que les enfants de divorcés obtiennent les mêmes résultats que les autres aux tests d'entrée en sixième.

 

Eternel débat des chiffres et des statistiques, même si personne ne les conteste, se pose derrière le problème de l'analyse : mise en perspective et interprétation.

 

Notre opinion est très proche des témoignages publiés dans ce dossier. Si le parent, qui a la garde de l'enfant, fournit à celui-ci le cadre nécessaire à son épanouissement et à sa réussite scolaire, l'éventuelle baisse de régime qui accompagne la séparation est vite effacée.

 

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