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Divorce et enfants qui souffrent

Fleur de Bach n° 57 aide à :
  • Assimiler le traumatisme du divorce
  • Apaiser le chagrin
  • S’adapter plus facilement aux changements
  • Eliminer le sentiment de culpabilité et de responsabilité
  • Tempérer la colère envers les parents
  • Diminuer les angoisses
  • Être plus à l'aise face aux événements

 

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La plupart des enfants traversent une période de perturbation affective un à deux ans après le divorce  des parents. Les manifestations de ce trouble peuvent varier considérablement selon leur âge et le contexte.

 

Cela peut aller d’une simple tristesse à une dépression ou à un sévère ébranlement de la personnalité, de la confiance en soi et aux adultes. L’enfant peut devenir morose, absorbé par ses pensées, avoir des troubles de l’attention en classe. Il peut aussi présenter des comportements perturbateurs (instabilité, opposition, manifestations caractérielles..) et un blocage dans ses apprentissages. La colère s’exprime ainsi vis-à-vis des parents ou de lui-même.

 

Le sentiment d’insécurité entraîné par les multiples changements dus au divorce va se manifester aussi par des peurs (peurs pour ses proches, insomnie, questionnement sur la mort…), par l’inquiétude sur le mode de garde.

 

La peur de l’abandon existe surtout chez l’enfant qui a mal supporté cette angoisse quand il était bébé. Elle sera réactivée par la situation de divorce.

 

Ce sont souvent les enfants placés au cœur d’un conflit parental ancien, et perdurant au-delà du divorce, qui présentent les problèmes les plus graves.

 

Bien des enfants se sentent aussi coupables du divorce, repérant que le couple a été en difficulté suite à leur naissance, ou que leur présence en alourdit les conséquences. L’enfant tiendra alors souvent des propos comme « je n’aurais pas dû venir au monde ».

 

Alors, pensant les protéger, les parents cherchent souvent à écarter les enfants de cette douloureuse décision qu’est le divorce ; ils leur cachent leur souffrance. Or, cela leur laisse supposer qu’il s’agit de quelque chose de mal. Un sentiment de honte ou de culpabilité inconsciente peut alors s’installer. Généralement, les enfants sentent très bien que le divorce de leurs parents les touche intimement. Ils  ont besoin de mots sur cette réalité, pour l’assumer consciemment, sans se réfugier dans des fantasmes (refus de la réalité, maintien de l’idéalisation du couple parental).

 

Il convient de montrer à l’enfant  que cette décision de divorce a été mûrement réfléchie : ce n’est pas un caprice mais une décision d’adultes ; le divorce est une solution à la mésentente des parents.

 

Ceux-ci doivent expliquer aux enfants les conséquences de leur divorce : si leurs engagements en tant que mari et épouse sont dissolus, cela ne change en rien leurs responsabilités de parents. Leurs devoirs de parents restent intacts. Il faut aussi rassurer les enfants quant à leur non culpabilité.

 

Les parents doivent comprendre que, si le divorce peut protéger les enfants de disputes incessantes, celles-ci doivent impérativement cesser après la séparation.

 

L’enfant a aussi besoin de la présence de la famille et d’amis. Il doit continuer à bénéficier de plusieurs figures pour s’identifier  (figures masculines et féminines) et ne pas être enfermé dans une relation exclusive pathologique au père ou à la mère, souvent déprimé.

 

Et il faut, par des mots, des gestes, des attentions, prouver à l’enfant qu’on ne regrette pas sa naissance, qu’il est né d’une relation amoureuse qui a existé.

Françoise Dolto conseillait de dire : « Ce divorce et cette souffrance ne sont pas inutiles, puisque tu es né et que tu es une réussite du couple. »

 

Pour résumer, le dialogue avec l’enfant doit toujours accompagner le divorce.

 

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