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Séquelles psychologiques de la dépression après avortement

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Une IVG est pour beaucoup de femmes une décision difficile et dans tous les cas une expérience douloureuse, entrainant parfois une dépression après avortement. Elle peut être liée - comme beaucoup d'autres décisions difficiles dans la vie d'une femme - à des sentiments de tristesse, de regrets, de culpabilité ou de perte, causant de temps en temps une dépression après avortement. Pourtant chaque alternative est également liée à des problèmes psychologiques, surtout la décision de donner l'enfant en adoption.

 

En 2008, les études scientifiques récentes sur le bien-être psychique des femmes ayant subi une interruption de grossesse ont été analysées par deux équipes d'experts, l'une mandatée par l'American Psychological Association APA, l'autre sous l'égide de l'Université Johns Hopkins à Baltimore, de se poser la question de la dépression après avortement. Indépendamment l'une de l'autre elles sont arrivées à la conclusion que les études les plus valables qualitativement réfutent la thèse selon laquelle l'avortement provoque des souffrances psychologiques, ils réfutent la thèse de la dépression après avortement. Au contraire, les femmes qui ont avorté ne se distinguent pas quant à leur bien-être psychologique des femmes qui ont mené à terme une grossesse non planifiée.

 

Avant tout un soulagement

Toute une série de travaux rassemblant les résultats de recherche les plus importants et méthodiquement les plus fiables de la récente littérature spécialisée internationale révèlent:

 

* La charge psychique pour les femmes est la plus grande avant l'IVG. Une grossesse non désirée signifie une crise, qui est le plus souvent résolue avec l'interruption de grossesse, ne provoquant pas une dépression après avortement.

 

* Après une IVG, la majorité des femmes ressentent avant tout un soulagement. Les symptômes de stress psychique constatés auparavant ont disparu

 

* Une minorité de femmes (selon l'étude, 14 - 30 %) présente des sentiments de tristesse, de regrets ou de culpabilité. Ils sont faibles et le plus souvent passagers, ne menant pas à une dépression après avortement.

 

Pourtant en général, les sentiments positifs sont chez elles aussi plus forts que les négatifs. Malgré le deuil, elles tiennent à leur décision. Après une IVG, un sentiment de perte, de deuil et de renoncement à une possibilité de vie est par ailleurs tout aussi normal qu'après n'importe quelle autre décision difficile dans la vie d'une femme, sans pour autant causer une dépression après avortement.

 

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