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la thèse de la dépression après avortement
L’IVG est une décision qui par nature n’est pas anodine. Bien qu’elle ne soit pas forcément synonyme d’acte chirurgical, grâce aux pilules abortives, l’IVG peut laisser des séquelles psychologiques et conduit parfois à une dépression après avortement. Avorter, c’est mettre un terme à une maternité possible.
L’intensité des réactions de la femme face à l’avortement est fonction d’un grand nombre de variables : les circonstances dans lesquelles l’avortement a été envisagé, l’âge et la maturité de la femme, son contexte socio-culturel, son arrière-plan religieux ou philosophique. Les statistiques sont, à cet égard, très difficiles à établir pour plusieurs raisons : beaucoup de médecins ne s’intéressent pas à ces questions ou les occultent ; bien des femmes cachent ce qu’elles ressentent, et parfois les réactions de regret ou de culpabilité n’apparaissent que plusieurs années après l’avortement, entrainant parfois une dépression après avortement. Il y a donc des femmes qui le vivent très bien et d’autres qui connaitrons une dépression après avortement.
Un soulagement "sur le coup", mais un risque de dépression après avortement
Au moment des faits, la femme est envahie par un sentiment de soulagement. Elle est libérée de cette pression. Elle a mis fin au dilemme qui l’assaillait : entrer à reculons dans une grossesse non désirée, ou avorter, elle ne se doute pas qu’une ombre plane sur elle, la dépression après avortement. Elle reprend le contrôle de sa vie et veut croire que rien ne changera. Et pourtant, un doute profond, une remise en cause d’ordre psychologique, commence. Ce qui lui semblait être un acte de libération de la conscience peut devenir un fardeau. Viennent parfois alors les remords, le silence, prémices du syndrome post-abortif.
Une trace silencieuse et un risque de dépression après avortement
Rares sont les femmes à qui le geste n’a pas coûté, celles qui avouent ne rien subir, ne rien regretter. Comme l’affirme Anne Jugla, psychothérapeute, le syndrome post-abortif touche toutes les femmes. "Il me semble que toutes les femmes qui ont avorté le ressentent plus ou moins fortement. Le fait est que certaines l’expriment et d’autres pas. Socialement, cela ne s’exprime pas facilement puisque c’est une décision qui a été prise librement. Beaucoup de femmes me disent : "je n’ai jamais pu en parler, j’avais peur du regard des autres, de m’entendre dire que c’était mieux pour moi ou que c’était moi qui l’avais choisi"… S’ensuit un repli sur soi et un silence".
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