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Les symptômes psychologiques du burn out
La deuxième composante est d'ordre mental. L'énergie psychologique est épuisée, ce qui induit une perte d'énergie et de motivation, "même se lever représente un effort considérable", commente Patrick Légeron.
Une apathie qui se décline à tous les niveaux :
L'émoussement des émotions. Après avoir ressenti les émotions de façon excessive, la personne en burn out a l'impression de ne plus rien éprouver, d'être indifférente à tout ce qui l'entoure.
Le sentiment d'être inutile, la dévalorisation de soi. C'est la composante dépressive du burn out.
Un mal être qui fait tache d'huile pour gangrener tous les éléments de la vie et qui est accompagné d'une remise en question de sa famille et de sa vie sociale en générale.
Un rapport à l'environnement très froid, une dépersonnalisation qui amène à se comporter "comme un robot".
Comment s'en sort-on ?
Selon le degré d'avancement du burn out, il est possible de s'en sortir. Patrick Légeron prévient : "c'est une notion qu'il faut utiliser avec précaution, lorsqu'il y a réellement burn out, il y a incapacité à travailler."
Un arrêt de travail est donc la première des conséquences. "En aucun cas, on ne peut laisser une personne souffrant de burn out dans son milieu professionnel", précise Patrick Légeron.
Après, s'ensuit un longue période de traitement à base de médicaments et de psychothérapie. Et même après guérison, une difficulté reste encore à surmonter, la reprise d'une activité professionnelle. "Il y a peu de temps, nous avons traité le cas d'un cadre d'environ 45 ans, victime d'un burn out. Après neuf mois d'arrêt, il est aujourd'hui physiquement et mentalement reconstruit mais il craint de retourner dans le milieu professionnel. Il a perdu l'estime de soi et a très peur de ne pas être capable de retravailler", raconte Patrick Légeron.
Dans quelques cas plus rares, le burn out peut entraîner la mort. Reconnu au Japon, le Karoshi a déjà touché plusieurs milliers de personnes et est considéré comme une maladie professionnelle. Ce syndrome dit "de mort par surmenage" est le degré le plus absolu du burn out. La mort résulte de la destruction des glandes qui engendrent le stress, les glandes surrénales. Ces dernières fonctionnent de façon intensive en période de stress puis, ne pouvant plus fournir les hormones, s'autodétruisent. Fort heureusement, aucun cas n'a été identifié en France pour l'instant.