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Borderline, une personnalité

Fleur de Bach n° 63 aide à :
  • Vaincre les humeurs négatives
  • Rendre vitalité et joie de vivre
  • Débuter la journée avec fraîcheur et enthousiasme
  • Garder l'estime de soi

 

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« Avoir une personnalité borderline n'est pas un drame en soi... car après avoir acquis une bonne conscience de ses vulnérabilités, les traits de personnalité d'hier générateurs de difficultés (trouble relationnel, chaos intense, sentiment de vide, rage, etc.) deviennent des générateurs de potentialités (intelligence émotionnelle, hypersensibilité, passion, authenticité, spontanéité, compassion, etc.). »

 

Les éléments suivants, installés à l'adolescence, et de façon prolongée, peuvent évoquer une personnalité borderline :

sentiments de vide, d'ennui

sentiment d'être abandonné (peur irraisonnée de l'abandon)

dévalorisation

abus de substances (alcool, stupéfiants)

automutilations, conduites à risque (par exemple conduire en état d'ébriété, prostitution), tentatives de suicide

intolérance à la frustration

fragilité narcissique : extrême vulnérabilité au jugement d'autrui

difficulté à identifier et à réguler ses émotions (cyclothymie)

trouble du comportement alimentaire (anorexie, boulimie)

trouble voire refus de la sexualité

 

La personnalité borderline est parfois, mais pas toujours, associée à un trouble bipolaire. De brefs épisodes psychotiques (délires) sont possibles mais toujours de façon limitée dans le temps, parfois en rapport avec la consommation de substances toxiques. En aucun cas le trouble borderline n'est une schizophrénie.

 

L'évolution naturelle de ce trouble borderline de la personnalité est l'apparition de symptômes à l'adolescence, et leur régression vers l'âge de 40 ans. Tout l'enjeu de la prise en charge est d'accompagner ces années de « jeune adulte » le mieux possible.

 

Plusieurs facteurs associés, qu’ils soient biologiques, psychologiques ou sociaux, peuvent contribuer au développement du trouble de personnalité borderline.

 

Facteurs biologiques

Aucun facteur biologique unique n’est directement lié à ce trouble borderline. Par contre, les traits d’impulsivité ou la labilité affective, composantes majeures du trouble de personnalité borderline, sont associés à des déficits de certains neurotransmetteurs. De plus, l’hérédité peut être en cause dans la présence de ces traits de tempérament ou de personnalité. Ces personnes présentent souvent une instabilité de l’humeur qui accentue leur vulnérabilité aux stresseurs.

 

Facteurs sociaux du borderline

L’environnement familial et social de ces personnes borderline a pu être ou peut être invalidant ou dysfonctionnel.

On peut retrouver également une fréquence élevée d’événements traumatiques subis au cours de leur vie tels que de la négligence ou des abus physiques ou sexuels.

 

 

Comportement social et couple

Les relations humaines du patient borderline sont souvent très instables. Ceci est en rapport avec son image de lui-même troublée. Ainsi même des liens émotionnels intenses n'empêchent pas que la position vis-à-vis des membres de la famille, d'amis ou de partenaires soudainement tourne d'idéalisation (admiration et amour fort) en dépréciation.

 

Quand le patient borderline croit être traité de façon injuste (que cela soit vrai ou non), il réagit souvent violemment et impulsivement et ne trouve, des jours et des semaines durant, pas d'issue à son univers d'idées de vengeance, de reproches vis-à-vis de lui-même et des autres ou même de haine de soi-même. Beaucoup de gestes des autres sont interprétés faussement ou qualifiés comme hostiles de par une sur-interprétation. Ils sont intensément analysés et examinés par rapport à leur contenu de « signaux ». La personne borderline a des difficultés à interpréter justement le comportement des autres. Sa perception de l'autre est très changeante (« constance d'objet insuffisante »).

 

Il y a un rapport entre la peur d'être abandonné et la difficulté de se sentir émotionnellement lié à une personne-clé quand celle-ci est absente (« constance d'objet insuffisante »). Cela aboutit à un sentiment d'être abandonné et de n'avoir aucune valeur. Dans ces contextes, il peut y avoir des menaces de suicide ou des tentatives de suicide de la part de la personne borderline.

 

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