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Borderline et trouble de la personnalité (2)

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Quand on lit les descriptions, on s'aperçoit que les personnes boulimiques par exemple répondent parfois aux critères des troubles de la personnalité dépendante et antisociale, et plus souvent aux critères associés des personnalités paranoïaques, borderline, schizoïdes, schizotypiques, évitantes, narcissiques et obsessionnelles-compulsives. Elles fluctuent de l'une à l'autre selon les périodes et les circonstances. Mais au final le trouble le plus fréquemment rencontré chez les personnes boulimiques est le trouble de la personnalité borderline.

 

On peut résumer le trouble de la personnalité borderline par : " une impulsivité marquée et une instabilité des relations interpersonnelles, de l'image de soi et des affects ". Si on va plus avant dans la définition du trouble de la personnalité borderline, on trouve les caractéristiques suivantes:

 

Efforts effrénés pour éviter les abandons, réels ou imaginés chez le borderline.

- Mode de relation interpersonnelle instable et intense, caractérisé par l'alternance entre des positions extrêmes d'idéalisation excessive et de dévalorisation du borderline.

- Perturbation de l'identité du borderline. Instabilité marquée et persistante de l'image ou de la notion de soi. Sentiment de ne pas exister, de représenter quelque chose de mauvais.

- Impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet borderline: dépenses, sexualité, toxicomanie, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie.

- Répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires ou d'automutilations

- Instabilité affective due à une réactivité marquée de l'humeur : dysphorie épisodique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours.

- Sentiment chronique de vide.

- Colères intenses ou inadéquates ou difficulté à contrôler sa colère : fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées.

- Survenue transitoire dans des situations de stress d'une idéation persécutoire ou de symptômes dissociatifs sévères.

 

Pour les psychanalystes il y a quatre grands types de structure de personnalité :

- Les névrosés

- Les psychotiques

- Les pervers 

- Et les borderline.

C'est le complexe d'oedipe qui sert aux psychanalystes d'étalon pour définir l'une ou l'autre de ces personnalités, de la névrosée à la borderline.

 

Du point de vue théorique, la psychanalyse parle de la névrose et de la perversion comme d'une structure post-oedipienne. L'enfant s'est détaché du sein, il a compris que maman n'était pas à lui, il va faire une dépression à la suite de laquelle il va essayer de remplacer maman par tout un travail symbolique et imaginaire inconscient (ce que les psychanalystes appellent la résolution de l'oedipe). Parfois des symptômes somatiques ou des troubles du comportement contribuent au travail de résolution de l'oedipe. Parfois un équilibre se constituera grâce à ce que Freud a appelé la sublimation (quand des activités sociales et artistiques sont investies de désir).

 

Par contre, la psychose et la personnalité borderline font partie des organisations (ou désorganisation ?) des structures préœdipiennes. La boulimie semble plutôt se rattacher à une structure préœdipienne dans la mesure où elle parait réaliser un besoin de nourrisson : celui de ne pas vouloir lâcher le sein. Tout se passe comme si les personnes boulimiques n'avaient pas en elles les ressources narcissiques pour un travail de symbolisation qui leur permettrait d' "introjecter " dans leur inconscient le sein et maman. Pour la plupart d'entre elles, elles n'en sont pas encore à l' " oedipe ". Elles voient le monde comme si leur regard était encore celui du bébé : les choses pour elles sont blanches ou noires, bonnes ou mauvaises, belles ou laides, indispensables ou inacceptables. Elles semblent être toujours au bord de la dépression du neuvième mois, que tous les bébés traversent pour acquérir leur autonomie affective mais qu'elles, elles ne peuvent se résoudre à vivre, peut-être parce qu'elles ne la surmonteraient pas.

 

Nous savons qu’il n’est pas aisé de vivre avec une personne borderline, mais essayez d’aider et surtout de comprendre du mieux que vous pouvez la personne borderline.

 

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