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Anorexie, c’est de la faute à Barbie!

Fleur de Bach n° 61 aide à :
  • Développer une image de soi plus positive
  • Résister aux attentes sociales
  • Enlever les sentiments de culpabilité
  • Surmonter les angoisses
  • Etre moins perfectionniste
  • Elever son sentiment de dignité
  • S’accepter

 

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Anorexie, la fameuse poupée Barbie a connu bien des critiques. Depuis près de 50 ans, on l’accuse de rendre les filles souffrant d’anorexie, de déformer leur image du corps et de la réalité. Une étude récente vient encore enfoncer le clou, démontrant que ce jouet inciterait les filles à la minceur, et parfois à l’anorexie dès 6 ans ! Tour d’horizon de cette mise en cause des blondes en plastique dans le trouble de l’anorexie.

 

Entre fiction et réalité….de l’anorexie

"Dès l’âge de 6 ans, je me suis dit que je voulais ressembler à ma poupée Barbie quand je serai grande"… C’est ainsi que se justifie Cindy Jackson, qui en est aujourd’hui à sa 40e opération de chirurgie esthétique pour ressembler à la poupée de ses rêves et souffre d’anorexie. C’est ce cas édifiant qui a poussé des chercheurs anglais à étudier l’influence de cette poupée chez les filles de 5 à 8 ans. De précédents travaux avaient déjà taillé un costume au mannequin en plastique : des scientifiques reprochent à Barbie ses mensurations, non seulement inatteignables mais même dangereuses pour la santé, poussant à l’anorexie. Selon plusieurs études anthropomorphiques, moins d’une femme sur 100 000 s’approche des mensurations générales de Barbie, sans souffrir d’anorexie.  Mais si on regarde certaines parties de son corps, c’est encore moins. Ainsi son tour de taille, par rapport à sa hauteur, est 39% plus faible que celui d’une personne souffrant d’anorexie ! Mais les jouets aux proportions irréalistes sont légions. Pourquoi prendre Barbie pour cible de l’anorexie ? Pour les pédopsys, le fait de jouer à la poupée est l’un des processus par lequel les enfants apprennent à se socialiser, à intégrer des codes et des valeurs de leur environnement. Au risque d’intégrer donc aussi les mensurations de la poupée comme une norme… car, ce désir de devenir mince, et parfois souffrir d’anorexie émergerait aux alentours de 6 ans chez les filles.

 

Image du corps et anorexie

Pour connaître précisément l’influence de la poupée, les chercheurs anglo-saxons ont donc exposé des petites filles à des images de Barbie, à des images neutres, mais aussi à des images d’une poupée d’une firme concurrente, "Emme", aux proportions beaucoup plus rondes, qui a même reçu le soutien de l’American Dietetic Association ! Ils ont donc confectionné des livres d’images selon les trois angles, qu’ils ont donné à 150 petites filles, pendant qu’ils leur lisaient l’histoire correspondante (la même dans les trois livres) : une jeune femme qui va acheter une robe afin d’aller à un anniversaire. Puis ils leur ont proposé un questionnaire sur l’image qu’elles avaient d’elles. Et résultat : ils ont trouvé que les filles exposées aux images de Barbie pendant l’histoire avaient par la suite une plus mauvaise image de leur corps, et souhaitaient globalement être plus mince que les autres à l’âge adulte. Un effet que l’on ne retrouvait pas avec les images neutres, ni avec celle des poupées plus girondes.  Mais il semblait y avoir une question d’années : les filles les plus âgées semblaient moins sujettes à l’influence de Barbie. On constatait même l’effet inverse : l’impact négatif sur l’image de soi était lié à la poupée plus grosse, Emme !

 

Responsable mais pas coupable de l’anorexie ?

Comment expliquer alors que les poupées minces, ou souffrant d’anorexie ont un effet négatif sur l’image du corps vers 6 ans puis que la relation s’inverse pour que les filles de huit ans connaissent un impact négatif avec les poupées plus girondes ? La réponse des scientifiques semble montrer une certaine partialité : ceux-ci pensent que la Barbie a une influence négative très important sur les filles de 6 ans, qui construisent leur image du corps, et qu’à partir de 7 ans cette "empreinte" est acquise et mène parfois à l’anorexie. Les Barbie n’ont  donc plus d’influence par la suite car elles sont la norme, et ce sont les poupées différentes qui vont être rejetées… Une explication un peu tirée par les cheveux blonds… Les scientifiques élargissent même le débat et s’inquiètent de l’arrivée récente des poupées "Bratz" et même de personnages de jeux vidéos tels que Lara Croft… D’autres s’inquiètent même de l’évolution des personnages et figurines pour garçons, qui ont pris un bon coup de bodybuilding en quelques années (il suffit de comparer les personnages de Star-Wars d’il y a 20 ans et les même aujourd’hui…).

 

En tout cas, avant de parler d’influence négative de Barbie car trop mince, et amenant à l’anorexie, il est clair qu’il faut replacer les poupées dans un contexte plus général : la quête de la minceur chez les adolescentes et les jeunes femmes, menant à l’anorexie est aujourd’hui principalement liée aux médias, à la publicité, à l’influence des groupes de proches, ou la pression sociale en général. Difficile donc de mettre en cause uniquement Barbie, même si les jouets peuvent aussi avoir leur part de responsabilité.

 

Rite de passage

En tout cas, il faut certainement raison garder : on ne peut accuser les jouets de tous les maux, et de l’anorexie. Au même titre que les pistolets à eau ne sont pas responsables de la guerre dans le monde... Puis l’abandon de la Barbie va marquer l’entrer dans l’adolescence, ou l’anorexie débute généralement.

 

Des causes beaucoup plus profondes sont généralement responsables de l’anorexie.

 

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