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Alcoolisme, qu’est ce que c’est?
L’alcoolisme, une maladie dont on ne connaît pas les causes.
La première chose à savoir est que l’on ne connaît pas les causes de l’alcoolisme. La dépendance alcoolisme est une maladie universelle. L’alcoolisme existe dans tous les pays du monde, dans toutes les races, sous tous les climats. Cependant, malgré toutes les recherches présentes et passées, rien n’explique pourquoi certaines personnes peuvent être victimes d’alcoolisme tandis que d’autres ne rencontrent jamais de difficultés.
Avec sincérité, certains patients font état de problèmes qui les ont poussés à boire et qu’ils pensent être à l’origine de leur état d’alcoolisme. A y regarder de près, les motifs psychologiques à l’alcoolisme, les soucis ou la fête, la solitude ou la mésentente, le chômage ou le travail ne sont jamais des motifs réels, mais plus souvent la conséquence des abus de l’alcoolisme. Les "anciens buveurs" appellent cela des "alibis". Il est vrai que des épreuves arrivent à tous les humains qui les ressentent pareillement, mais tous ne se tournent pas vers l’alcool et en viennent à souffrir d’alcoolisme.
On n’explique pas pourquoi la plupart des gens, qui apprécient ces boissons, n’en deviennent jamais dépendants, alors que chez certains patients la juste régulation de la consommation est irréalisable et entraine alors l’alcoolisme.
Si l’origine de l’affection d’alcoolisme est inconnue: nous ignorons aussi pourquoi la dépendance et l’alcoolisme est toujours définitive. A ce jour, il n’existe pas de traitement qui permette de la maîtriser. On peut réparer les dégâts causés par l’alcoolisme, on peut prévenir la rechute, mais l’alcoolisme lui-même n’est pas curable. Malheureusement, aucun traitement ne permet de retrouver le plaisir de boire ou de partager de nouveau un verre avec un ami. Il n’est pas d’alternative à la totale et définitive abstinence. Etablir ou rétablir une consommation naturelle des boissons alcoolisées est actuellement chose impossible.
Dans cette affection, où le médecin ne dispose ni d’un médicament, ni d’un savoir salvateur, il ne faut pas désespérer. Bien des personnes souffrant d’alcoolisme s’en sortent, ayant bien compris le mécanisme d’un enchaînement redoutable.
L’alcool ne fait pas partie des produits indispensables; il est normalement superflu. Bien qu’il ne soit pas vital pour l’homme, il est devenu, dans les esprits des personnes souffrant d’alcoolisme, un aliment à part entière.
Chacun sait que l’humain a besoin d’aliments solides et d’aliments liquides. Les premiers sont la viande, les légumes, les fruits, etc. Les seconds apportent l’eau nécessaire: jus de fruits, lait, vin, bière, cidre, toutes les eaux minérales...
Voici comment cela fonctionne: lorsque le corps a besoin d’aliments solides, l’esprit reçoit un message qui s’appelle la faim. Lorsque le corps a besoin d’aliments liquides, l’esprit reçoit un message qui s’appelle la soif. Nous connaissons tous ces deux signaux. Lorsque le signal de faim se manifeste on pense de plus en plus à manger. Notez-le, on finit même par ne penser plus qu’à ça, si le repas se fait attendre.
Mais ces deux signaux de faim et soif ont leurs contraires peut-être plus importants pour notre santé. On les appelle "signaux de satiété". Ils coupent la faim ou l’appétit au bon moment ; au-delà, manger devient moins intéressant, et pénible quand un repas forcé se prolonge. Ces contraires - appelés aussi "arrêts instinctifs" - sont très importants pour notre bonne santé : ils ajustent la prise d’aliments, ou de boissons, à la quantité voulue pour les besoins du corps. Ils évitent de graves maladies par surcharge.
Ces signaux sont d’une extraordinaire précision. Vérifions notre poids d’un bout de l’année à l’autre. Dans ce temps nous mangeons près d’une tonne d’aliments. Ce poids demeure identique normalement quelles que soient les fantaisies passagères ou les variations selon les saisons, les activités physiques, etc.. Un petit dérèglement, en avance ou en retard, dans l’apparition des signaux dont on parle, entraînera maigreur ou obésité. Pour l’eau la précision est très grande et chaque prise de boisson est rigoureusement programmée par le corps ; l’arrêt instinctif est impératif : le déplaisir remplace vite le plaisir d’étancher sa soif.
Ces choses, que vous avez reconnues, se passent ainsi pour tous les aliments et boissons sauf pour certains :
- le chocolat : pour presque tout le monde, le chocolat ne fait pas apparaître les signaux de satiété mais au contraire augmente l’envie au fur et à mesure que l’on en mange ; c’est ce qui en fait une friandise appréciée, même après les repas copieux ;
- l’alcool entraîne la même réaction, mais pas chez tout le monde ; pour 8 à 11% des personnes, celles qui vont tout à la fois l’apprécier, le rechercher et en pâtir : les personnes souffrant d’alcoolisme.