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Alcoolisme, en sortir

Fleur de Bach n° 62 aide à :
  • Surmonter les angoisses
  • Éviter les hallucinations
  • Trouver plus de calme et d’équilibre sans l’alcool.
  • Résister à la pression sociale qui nous incite à boire de l’alcool
  • Ne pas devenir dépressif à la suite de l’arrêt de l’alcool
  • Etre plus tolérant et moins susceptible

 

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Le sevrage : sortir de l’alcoolisme

Il est difficile d’aborder le problème du sevrage de l’alcoolisme pour un sujet dépendant. Le patient souffrant d’alcoolisme n’aborde que très rarement directement le problème. Par ailleurs, le sevrage est souvent pressenti comme une période plus difficile encore que la période d’alcoolisme. C’est pourquoi la consultation du médecin de famille revêt une importance toute particulière.

 

Une première étape : la prise de conscience

Diverses stratégies peuvent être utilisées pour faciliter la prise de conscience du sujet dépendant. Un contrôle sanguin banal peut être un prétexte pour l’évoquer. On peut également partir des habitudes alimentaires, des problèmes ressentis par le sujet (insomnie, impuissance...).

 

L’écoute et le suivi ont une importance considérable dans la prise en charge, alors que les prescriptions médicamenteuses, elles, ne sont qu’adjuvantes.

 

Comment aider un alcoolique ?

Dans la plupart des cas, le sujet ne verbalise ni sa perte de contrôle par rapport à l’ingestion d’alcool ni sa souffrance.
Dans un premier temps, le médecin évalue le rapport entre les troubles observés et la l’alcoolisme. Ensuite, il informe le patient de la relation entre les troubles observés et la pathologie dépistée, de l’évolution possible si la consommation est stoppée ou et des risques que le patient encourt s’il continue à boire. Tous les anciens buveurs racontent avoir eu une attitude très méfiante de " déni " dans leur première rencontre avec le médecin, qui consiste à ne pas évoquer le sujet de front, car au début, tout est prétexte à se voiler la face.

 

Alcoolisme, dépression et anxiété

L’abord psychologique est déterminant lors de la prise en charge d’un sujet souffrant d’alcoolisme. Certaines études estiment que, pour 90 % des sujets souffrant d’alcoolisme, lorsque dépression et alcoolisme surviennent simultanément, l’alcoolisme est le diagnostic principal. Par ailleurs, l’anxiété est fréquemment associée à l’alcoolisme (l’alcool est un anxiolytique bien connu).

 

Un suivi psychologique fondamental

Lors de la consultation, un soutien psychologique peut être proposé. Qu’elle soit assurée par le médecin généraliste, par un psychiatre ou un psychologue, l’aide psychologique est fondamentale.

 

Elle permet d’analyser la relation de l’individu à l’alcool, relation qui n’est jamais identique d’une personne à l’autre. La première étape consiste à faire comprendre au sujet que la situation peut évoluer pour permettre en quelque sorte de le libérer. Elle permet aussi d’entamer un dialogue, difficile, avec l’entourage.

 

L’entourage

L’entourage est en position difficile, car il ne doit être ni complice ni moralisateur. Il se doit d’être ferme par rapport à la décision du patient d’entamer un sevrage. Son écoute, sa compréhension et son soutien sont primordiaux, mais ne doivent surtout pas infantiliser le sujet souffrant d’alcoolisme.

 

Le conjoint du malade souffrant d’alcoolisme demande souvent à être aussi pris en charge car l’alcool modifie la vie du couple : le conjoint est devenu progressivement dépendant du sujet qui boit, lui-même dépendant de l’alcool. C’est une vie de couple à 3 qui s’est peu à peu installée. Le conjoint devient progressivement obnubilé par l’alcool, qui pernicieusement instaure un climat d’insécurité et d’incertitude. La culpabilité, la perte de confiance en soi puis l’impossibilité d’agir s’installent.

 

Parfois, seul le conjoint, pris dans une spirale qu’il ne maîtrise pas, est demandeur. Sa souffrance est devenue intolérable. En l’écoutant, en lui expliquant la maladie d’alcoolisme, certes sans minimiser la situation, le médecin doit amener le conjoint à reconsidérer son partenaire, à réfléchir aux liens qui les unissaient sans l’alcool et à leur vie de couple. Moins enfermé dans sa seule identité de malade, on pourra observer un changement dans l’attitude du patient souffrant d’alcoolisme.

 

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